La jeunesse bretonne, un atout
Si la jeunesse bretonne se distingue à bien des égards par ses comportements culturels (créativité artistique, éco-citoyenneté), une frange significative connaît une insertion professionnelle ou sociale difficile, des problèmes de santé, liés notamment à des pratiques addictives, ou d’accès à un logement.
| → Taux de réussite au baccalauréat en 2010 en Bretagne : 90,4% (+4,1 points par rapport à la moyenne en France métropolitaine). → Un bachelier breton sur cinq exerce un emploi non qualifié. → Un taux de suicide des jeunes élevé et en hausse : première cause de décès pour la tranche des 15-34 ans. |
La situation des jeunes bretons apparaît contrastée lors de leur entrée dans la vie active. La région affiche en effet d’excellents résultats en matière éducative, mais connaît des difficultés à l’insertion de sa jeunesse et ne parvient pas à retenir les diplômés bretons. Quant à l’alternance, même si il se développe en Bretagne, la région reste parmi les moins concernées par ce type de parcours.
La proportion des 16-25 ans ayant un niveau d’étude supérieur au bac place la région en seconde position derrière l’Ile-de-France et la part de jeunes sortis du système scolaire sans diplôme en Bretagne est presque deux fois moins élevée qu’au niveau national.
Cette réussite se heurte au décalage persistant entre qualification et emploi, sachant qu’un emploi sur quatre est non qualifié en Bretagne. Ce décalage touche en premier lieu les femmes dont l’accès à l’emploi se réalise sur un éventail restreint de métiers (agroalimentaire et tertiaire).
L’insertion professionnelle des jeunes bretons apparaît comme un enjeu économique et social majeur, d’autant plus important à moyen et long terme que la part des moins des 25 ans dans la région, déjà inférieure à la moyenne nationale, est susceptible de baisser un peu plus rapidement que sur le reste du territoire national.









