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Le Pacte électrique breton

En région Bretagne, la consommation d’électricité en Bretagne est marquée, depuis 2001, par une progression deux fois plus importante qu’au niveau national (+2,9% par an en moyenne, contre 1,4%). Cette tendance s'est confirmée en 2010 avec une augmentation supérieure de plus d'un point en Bretagne à l'augmentation moyenne constatée au niveau national. Pour les prochaines années, les prévisions montrent que, même en intégrant des mesures renforcées de maîtrise de l'énergie, l’évolution de la consommation se poursuivra à la hausse, du fait notamment du dynamisme économique et démographique de la région (+ 25.000 habitants par an en moyen - chiffres INSEEInstitut national de la statistique et des études économiques ). La Bretagne par ailleurs produit aujourd'hui moins de 10% de l'électricité qu'elle consomme.

Les projections réalisées par RTERéseau de transport d'électricité  sur l'équilibre de l'offre et de la demande d'électricité font ainsi aujourd'hui état d'un risque de coupure électrique généralisée (black-out  ) dans notre région, en particulier en période hivernale, aux heures de forte consommation d'électricité où le réseau atteint ses limites et devient vulnérable en cas d'incident venant perturber la production ou le transport de l'électricité.

Ce constat de la fragilité électrique structurelle de la Bretagne a été partagé et les réponses à y apporter discutées dans le cadre de la Conférence bretonne de l’énergie  installée le 19 janvier 2010 par le Préfet de Région et le Président du Conseil régional et qui s'est depuis réunie à 4 reprises. Les travaux menés dans le cadre de cette conférence bretonne de l'énergie ont conduit à l'élaboration du Pacte électrique breton signé le 14 décembre 2010 entre l’État, le Conseil régional, l'Ademe, l'Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat et RTERéseau de transport d'électricité .

Le Pacte électrique breton vise à apporter une réponse durable au défi de l'approvisionnement électrique de la Bretagne et repose pour cela sur trois piliers indissociables et complémentaires : la maîtrise de la demande en électricité, le développement des énergies renouvelables et la sécurisation de l’approvisionnement électrique.

Pour télécharger le Pacte électrique breton :

application/pdf Pacte Electrique breton_signé 2,89 MB | 08/11/2011

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Le Pacte électrique breton

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20/03/2012 Le dernier dossier de presse Ecowatt ouest de RTE contient la citation suivante reprise dans une dépêche AFP ou encore aujourd'hui dans la Gazette des communes et le Télégramme : « La Bretagne a battu le 9 février dernier son record de consommation électrique, atteignant 18 000 mégawatts (MW) et dépassant ainsi le précédent pic de 17 150 MW enregistré le 7 janvier 2009, selon RTE ». Pouvez-vous confirmer que ce niveau de pointe correspond à la région ouest de RTE et non la Bretagne ? Pouvez-vous fournir le niveau de pointe maximum et moyen de la Bretagne atteint lors du dernier hiver ? Et le cas échéant préciser si ces données sont des estimations ou des mesures ?

Réponse produite par RTERéseau de transport d'électricité 

Une erreur s'était glissée dans le dossier de presse "bilan Ecowatt" qui a été diffusé par RTE à partir du 19 mars dernier.

Le pic historique de 18 000 MW enregistré le 9 février 2012, concerne bien l'ouest de la France. C'est une valeur mesurée pour les 4 régions couvertes par RTE ouest : Bretagne, Pays de la Loire, Centre, Poitou-Charentes. Cette même information avait d'ailleurs été déjà relayée, en tant que telle, par les médias lors de la vague de froid, début février.

RTE a procédé à la correction de cette erreur dans le dossier de presse mis en ligne sur son site internet dès qu’il a pris connaissance de cette erreur, le 22 mars. L'AFP a ensuite publié une nouvelle dépêche pour corriger l'information donnée initialement. 

Vous pouvez consulter le dossier de presse : http://www.rte-france.com/fr/nous-connaitre/espace-presse/dossiers-de-presse/rte-ouest-bilan-ecowatt-bretagne-hiver-2011-2012  

RTERéseau de transport d'électricité ne dispose pas actuellement des dispositif techniques permettant de mesurer les pics de consommation à l'échelle des régions administratives.

19/03/2012 Concernant la maîtrise de la demande en énergie, sur quelles hypothèses se basent les scénarios de référence et de MDE renforcée? Pour quelles raisons les scénarios étudiés ne prennent pas en compte les objectifs des 3x20 ? A-t-on identifié précisément les causes de l'augmentation de la consommation électrique (démographie, activité économique,...) ?

Avec un taux de croissance moyen annuel de 2,7% par an entre 2007 et 2010, la consommation bretonne d’électricité est passée de 18 TWh à près de 22 TWh pendant cette période. Les signataires du Pacte électrique breton se sont donc engagés à mettre en œuvre des actions de maîtrise de la demande (MDEMaîtrise de la Demande en Électricité ) selon les perspectives suivantes :

  • Période 2011-2015 : taux de croissance annuel de la consommation électrique de 1,4 % ;
  • Période 2015- 2020 : taux de croissance annuel de la consommation électrique de 1 %.

En 2020, l’économie attendue est de 1 200 GWh, soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 180 000 habitants.

Ce scénario repose sur les travaux prospectifs du gestionnaire de réseau RTERéseau de transport d'électricité, qui avait établi en 2010 trois scénarios d’évolution de la consommation (un scénario haut , un scénario de référence et un scénario MDEMaîtrise de la Demande en Électricité renforcée ). La conférence bretonne de l’énergie et les signataires du Pacte ont retenu le scénario MDEMaîtrise de la Demande en Électricité renforcée , dont la faisabilité a été validée à une maille plus fine en extrapolant au niveau régional des gisements en économies d’énergies, secteur par secteur, identifiés dans le cadre de l’opération pilote Vir’volt à Saint-Brieuc (cf. compte-rendu du GT « Maîtrise de la demande en électricité Â» du 17 mars 2011 où la méthode a été rappelée, http://www.plan-eco-energie-bretagne.fr/jcms/c_7294/conference-bretonne-de-l-energie )

Concernant l’objectif européen des « 3x20 Â», décliné pour la France au travers des lois dites Grenelle de l’Environnement, il convient de préciser d’une part qu’il s’agit d’objectifs nationaux et que toutes les régions françaises n'auront pas la même contribution au « 3X20 Â» (à titre d’illustration, le pacte breton prévoit que les ENR couvriront à horizon 2020 un tiers de la consommation électrique bretonne, soit nettement plus que les 20% des « 3x20 Â»), et que d’autre part la Bretagne, en se positionnant massivement sur les ENR, cherche à réduire ses émissions de CO2. De surcroît, le pacte électrique, dont l’objectif précis est de répondre durablement à la situation de fragilité électrique de la Bretagne, n'a pas été élaboré pour répondre à lui seul à la question climatique : c’est là l’objet du Schéma régional climat air énergie (SRCAE) qui abordera la question énergétique dans son ensemble, notamment  le sujet des transports qui représente plus de 40% des émissions régionales de CO2.

16/03/2012 Le Pacte Electrique Breton présenté est un FAUX ! En effet, M. LE DRIAN n'a pas pu signer le 14 décembre 2010 ce document car il n'avait pas reçu mandat du conseil régional, qui n'a délibéré que le 6 janvier 2011. Ce document est donc caduc !

Le document signé le 14 décembre 2010 mentionne à l'appui de la signature du Président du Conseil Régional "sous réserve du vote favorable de l'Assemblée régionale". Ce vote étant intervenu le 6 janvier 2011 par 70 voix pour et 11 contre, cette réserve est levée depuis cette date.